Le canal de l’Ourcq

L’Ourcq est propice au tourisme sous toutes ses formes et reste à découvrir selon votre plaisir. Il offre un patrimoine historique riche, fondu dans un environnement varié.

A voir

Bateau naviguant près des Moulins de PantinEn partant du bassin de la Villette, vous filez vers le Nord en passant sous le pont levant de Crimée pour une ballade sur le canal de l’Ourcq.

La remontée du canal se fait au début dans Paris, on traverse le parc de la Villette en passant devant la Géode, , les anciens magasins généraux, la cité des sciences et le cabaret sauvage. Vous pourrez prolonger ce moment en remontant vers les grands moulins de Pantin, la galerie Thaddaeus Ropac, en passant devant la cité de la danse ou devant l’ancienne maison des douanes. Que de lieux mythiques !

Si vous disposez de 3 heures ou moins, vous devrez faire demi tour au niveau du parc Bergère où une halte s’impose. la Géode et le canal de l'Ourcq
Cette croisière est idéale pour un groupe d’amis ou en famille car elle ne demande pas de connaissance en navigation et elle permet de s’évader rapidement du tumulte de Paris.

Si vous voulez profiter d’une journée entière hors de Paris, continuez après le parc Bergère promenez vous sur l’Ourcq jusqu’à l’écluse de Sevran avant le parc de la poudrerie. Sur le trajet, vous trouverez des lieux parfaits pour vous poser tranquillement dans l’herbe. Quoi de mieux qu’un pique nique, une partie de badminton, de pétanque ou de molki. Votre bateau vous attendra pendant ce temps la sur les berges.

Bateau sur le canal de l'OurcqLe canal de l’Ourcq est aussi le paradis pour la découverte du Street Art. En effet, vous pourrez admirer les plus remarquables œuvres le long du canal ! A ne pas manquer…

Vous aurez accès à 20 km de promenade sur les 108 kilomètres que le canal de l’ourcq offre aux plaisanciers. Cet itinéraire ne comporte pas d’écluse avant 20 km donc vous n’aurez pas besoin d’en traverser.

Caractéristiques

Fille en balade sur le canal de l'OurcqCette partie du canal est en pleine transformation, que ce soit le Bassin de la Villette et les anciennes zones industrielles en pleine transformation. Par exemple Pantin est de nos jours promis à un avenir radieux et est considéré par les professionnels de l’immobilier comme le futur Brooklyn !

Puis vous découvrirez un paysage en pleine nature: le canal traverse le parc forestier de Sevran. On entre ensuite dans un secteur bordé de plantations d’alignement très malmenées par la tempête de décembre 1999… avant d’aborder un parcours plus sinueux au travers de zones rurales et verdoyantes.
C’est le domaine de la détente et des loisirs.

Histoire

Le canal de l’Ourcq a été construit à partir de Paris, de l’aval vers l’amont. Il assure une alimentation de Paris en eau, tout en permettant une navigation de fret. Celle-ci s’est établie à partir de 1813 entre Claye-Souilly et Paris grâce aux eaux de la Beuvronne.
Réalisé aux deux tiers lors de la chute définitive du Premier Empire, ce canal n’a été achevé qu’en 1821.

Pour améliorer l’alimentation en eau du canal qui était insuffisante, on décida de capter les eaux d’un affluent de la rive gauche de l’Ourcq, ce qui supposait le franchissement du cours aval de l’Ourcq avant de rejoindre le canal. Après avoir hésité entre une rigole d’alimentation et une voie navigable, le choix se porta sur cette dernière solution. Le canal de dérivation du Clignon franchit donc par un pont-canal la rivière d’Ourcq.

L’alimentation en eau du canal resta insuffisante et source de grandes difficultés au niveau de la navigation et de la tenue des digues qui supportaient très mal les marnages importants.MOST de dos
Napoléon III et le préfet de la Seine, Haussmann, décidèrent donc de régler le problème en autorisant la Ville de Paris à puiser en Marne l’eau nécessaire au maintien des plans d’eau du canal de l’Ourcq. Deux usines hydrauliques de pompage furent construites pour ce faire, en Seine-et-Marne à Trilbardou et à Villers-les-Rigault.

En 1876, avec le rachat par la Ville de Paris des dernières parties encore concédées du réseau, fut entamée la remise en état du canal de l’Ourcq, qui était en état de quasi-abandon avec une rupture de digue tous les deux ans !
A partir de 1860, des modifications ont été opérées à la nouvelle limite de Paris avec l’implantation des abattoirs de la Villette et la création de fortifications.
En 1871, les Communards incendièrent entre autres bâtiments et ouvrages, les magasins et entrepôts du bassin de la Villette et le pont à bascule en bois de la rue de Crimée. Ce pont fut remplacé par un pont métallique tournant.

De 1880 à 1883, le bassin de la Villette fut entièrement reconstruit et approfondi. Le chenal d’accès entre le rond-point des Canaux (carrefour du canal Saint-Denis et de l’Ourcq) et le bassin fut élargi à vingt-quatre mètres et approfondi à 3,20 mètres ce qui nécessita le remplacement du pont tournant par l’actuel pont levant de la rue de Crimée qui date de 1885. Enfin, les magasins furent reconstruits sur les berges du bassin de la Villette.
En 1895, de nouveaux travaux furent entrepris pour élargir le canal de l’Ourcq dans Paris. Il s’agissait de tenir compte des caractéristiques du nouveau canal Saint-Denis et de permettre le passage des bateaux de mille tonnes.

La capacité de pompage de l’usine de Trilbardou fut augmentée par l’installation de pompes entraînées par une machine à vapeur, celle-ci ayant nécessité la construction de nouveaux bâtiments.Coucher de soleil sur le pont de Crimée
A partir de 1920, la préfecture de la Seine entreprit la reconstruction à grand gabarit (1 000 tonnes) du canal de l’Ourcq jusqu’à la limite départementale (Les Pavillons-sous-Bois). Ces travaux se firent dans la perspective d’une poursuite de l’élargissement vers l’amont et de la création d’un raccordement avec la Marne au niveau d’Annet-sur-Marne.
Ces travaux, qui s’échelonnèrent de 1920 à 1930, modifièrent la pente hydraulique du canal et nécessitèrent donc la création d’une écluse supplémentaire. Celle-ci, dimensionnée dans la perspective du projet évoqué, fut implantée à Sevran.
Le canal de l’Ourcq, chargé d’histoire, est le témoignage d’une évolution continue. Il dispose de fleurons historiques précieusement conservés et mis en valeur, alors même qu’il continue d’évoluer pour s’adapter aux besoins tant de l’hydraulique que de la navigation.